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Par Marc Vanel
Avec ses 264 chambres, ses 37 salles de réunion et ses 300 000 repas annuels, l’hôtel Dolce à la Hulpe pourrait ressembler à une usine. Pourtant, il se dégage du lieu une impression surprenante de sérénité et de calme. La forêt environnante n’y est probablement pas étrangère. Entretien avec le manager, Erik Jansen.
Considéré comme l’un des meilleurs hôtels de conférence en Europe, le Dolce La Hulpe est situé sur l’ancien site de formation d’IBM Belgique, non loin du parc Solvay et de son château. Racheté en 2005 par la société Banimmo, spécialisée dans la rénovation de lieux hors normes, le site est alors réaménagé en février 2007 en hôtel-centre de conférences.
Le complexe comprend aujourd’hui 7 bâtiments avec 264 chambres et suites 4 étoiles, 37 salles de réunion, un auditoire de 500 personnes et un autre de 150, ainsi que trois espaces de restauration, une piscine, une salle de fitness et un spa Cinq Mondes. Aucune impression de gigantisme ne se dégage toutefois des bâtiments qui ne possèdent qu’un étage et dont les chambres donnent toutes sur la forêt à travers de larges baies vitrées permettant de profiter au mieux du spectacle de la nature. Mais l’hôtel a deux facettes. « En effet, explique le directeur Erik Jansen, si nous accueillons énormément de sociétés durant la semaine, dès le vendredi soir ou durant les congés scolaires, l’hôtel se convertit en hôtel de loisirs avec des couples, des familles et des particuliers qui viennent y passer le week-end, profiter de la piscine et du spa. Et le lundi qui suit, tout d’un coup, c’est à nouveau costume-cravate et réunions. »
Hors des villes
Fondée en 1981 par Andy Dolce, fils d’Italiens émigrés aux États-Unis, la chaîne compte aujourd’hui 24 hôtels (dont 6 en Europe) considérés comme leaders dans le segment des centres hôteliers de conférences. La spécificité du groupe est de choisir des sites hors des villes mais néanmoins accessibles en voiture, train ou avion. C’est d’ailleurs ce qui fait le grand intérêt du Dolce brabançon. « Nous avons la chance inouïe, confie M. Jansen, d’être situés dans un parc privé de 70 hectares au coeur de la forêt de Soignes, à seulement 15 kilomètres de la capitale. Aujourd’hui, heureusement devrais-je dire, on n’autoriserait plus la construction d’une infrastructure telle que celle-ci au milieu d’une forêt. Ce premier atout nous différencie sur le marché «groupes-conférences-séminaires » qui est surtout au centre des grandes villes. Parmi nos autres atouts ; une infrastructure qui permet toutes les combinaisons possibles, 650 places de parking gratuites et le WiFi accessible dans tout l’hôtel, y compris pour les congrès. »
Écologie et économie
La situation particulière du Dolce a d’emblée incité sa direction à développer une politique d’utilisation rationnelle de l’énergie : remplacement des ampoules incandescentes par des LEDs, détecteurs de mouvements, utilisation de produits d’entretien biodégradables, tri des déchets, pommeaux de douche et robinets économiques… Ce souci est constant dans la conduite de l’entreprise.
Cerise sur le gâteau, en novembre 2011, l’hôtel acquiert quelque 1069 panneaux solaires photovoltaïques. « Nous avons choisi les toits en fonction de l’exposition et des arbres qui les entouraient. Cette installation nous permet de produire de 8 à 10 % de l’électricité que nous consommons. Notre infrastructure est malheureusement très énergivore. Mais nous avons investi beaucoup d’argent et d’efforts dans cette approche verte pour conserver au mieux notre forêt, mais aussi bien sûr pour un souci d’économie d’énergie. »
« Si nous accueillons énormément de sociétés durant la semaine, dès le vendredi soir ou durant les congés scolaires, l’hôtel se convertit en hôtel de loisirs avec des couples, des familles et des particuliers qui viennent y passer le weekend, profiter de la piscine et du spa. »
Des efforts récompensés par la certification « Clé verte » (1) décrochée en 2012. Un label que seuls 5 hôtels wallons (2) détiennent actuellement contre 60 à 70 établissements en Flandre et près de 300 aux Pays-Bas. « Nous n’arrosons pas non plus les jardins, poursuit le manager, et n’utilisons pas de pesticides. Nous avons notre propre station d’épuration, et nous replantons des arbres quand c’est nécessaire. Enfin, nous allons avoir 4 ruches pour produire notre propre miel. Une de ces ruches sera présentée à l’entrée du bâtiment derrière un enclos vitré pour sensibiliser nos visiteurs à cette problématique environnementale. Ce n’est certes pas toujours l’option la moins chère, mais elle est indispensable pour préserver la forêt qui nous entoure. »
1. « Clé verte » est un écolabel qui distingue plus de 2 100 établissements touristiques de par le monde pour leurs démarches et leurs performances en matière d’environnement. www.cleverte.be
2. Herberg de Lanterfanter, B-4782 Saint-Vith www.lanterfanter.be - Park Inn by Radisson, B-4460 Liège www.parkinn.com - Radisson Blu Palace Hotel, B-4900 Spa www.radissonblu.com/palacehotel-spa - Radisson Blu Balmoral Hotel, B-4900 Spa www.radissonblu.com/balmoralhotel-spa
Cette démarche, le groupe Dolce aimerait la poursuivre dans d’autres pays, en partenariat avec Banimmo dont le but premier est pourtant de revendre, avec plus-value, les lieux rénovés mais qui semble prendre goût à cette aventure et qui aimerait étendre son portefeuille d’hôtels en Europe. « Aujourd’hui, conclut Erik Jansen, nous avons un contrat de location à long terme avec Banimmo et nous préparons un projet avec eux à Lisbonne. C’est un investisseur en qui nous avons une très grande confiance et cela aide bien entendu à la bonne coopération entre les deux sociétés. »
Renseignements
Dolce La Hulpe Brussels
Chaussée de Bruxelles, 135
B-1310 La Hulpe
+32 (0)2 290 98 00
www.dolcelahulpe.be
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