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Musée de la Photographie - WAW 29

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Hainaut  / Charleroi

Par Musée de la photographie

Nouvelles expositions au Musée
23/05 – 06/12/2015

 

Stephan Vanfleteren, Charleroi

 

Dernière exposition d’un cycle de cinq commandes photographiques entamé en 2010, c’est au photographe belge Stephan Vanfleteren après Bernard Plossu, Dave Anderson, Jens Olof Lasthein et Claire Chevrier, que le Musée de la Photographie a demandé de proposer sa vision de Charleroi.

Pour Vanfleteren, l’exercice ne fut pas entièrement neuf, pratiquant la ville depuis de nombreuses années : Charleroi est en effet présente au détour des pages de son désormais célèbre «Belgicum», par la photographie ou par les textes, reliant la ville à d’autres lieux, Bruxelles, Anvers, Liège ou Ostende qui composent l’itinéraire en noir et blanc de cet étrange pays, tour à tour sombre et joyeux, trivial et pudique, irritant et touchant.

Charleroi n’échappe pas à cette impression, entre inquiétude et empathie. Ce pourrait être ailleurs et c’est pourtant ici, en cette ville qui n’en finit pas de renaître, que Vanfleteren tente d’embrasser du haut d’un terril autant que sous les néons d’un café où les solitudes s’escortent au bout de la nuit : Vanfleteren s’y immerge complice autant que témoin, n’emportant rien qui ne lui soit consenti. Toutes ces photographies sont nées de longues errances, de patientes conversations, de regards échangés.

Ni portrait-charge, ni plaidoyer, le Charleroi de Vanfleteren dit les blessures, la résistance et la solidarité d’une ville qui sait qu’elle a bientôt rendez-vous avec elle.

Stephan Vanfleteren (1969, Courtrai) a étudié la photographie à l’Institut Saint-Luc de Bruxelles (1988-1992). De 1993 à 2009, il a travaillé en tant que photographe free-lance pour le compte du journal De Morgen, tout en continuant à s’investir pleinement dans ses propres projets. Spécialiste des portraits en noir et blanc, il est également connu pour les reportages au long cours qu’il effectue en Belgique et à l’étranger. Actuellement, il travaille essentiellement pour des journaux et des magazines étrangers. Cofondateur des Éditions Kannibaal/Hannibal, Stephan Vanfleteren y occupe le poste de directeur artistique. Depuis 2010, il est également professeur invité de l’Académie des beaux-arts de la ville de Gand (KASK).

 

Michel Couturier, Il y a plus de feux que d’étoiles

 

Centres commerciaux en périphérie des grandes villes, parkings et zones industrielles, places bétonnées entre des immeubles de banlieues, sont les lieux qui nourrissent la réflexion de Michel Couturier.

Espaces aseptisés, balisés et banalisés entre les verticales que dessinent les éclairages et les horizontales des aires aplanies à la végétation taillée, rien ne semble moins naturel que ces espaces utilitaires souvent transitoires liés à une activité consumériste. Dans leur vacuité nocturne ou dominicale, ils apparaissent mieux encore comme les symboles d’un lien social perdu pour l’homme du 21e siècle : agoras où le débat n’aura plus lieu, siège d’une nature détruite ou domestiquée, ces aires sécurisées témoignent paradoxalement à la nuit d’un danger rémanent comme l’était autrefois la forêt pour nos ancêtres.

« Peut-être ai-je voulu interroger le malaise que j’y éprouve lorsque je m’y trouve. Ou plutôt le sentiment que dans ce genre d’endroits, certaines questions se posent avec davantage d’acuité qu’ailleurs. Des questions qui ont trait au rapport individuel, à l’espace ou encore au sentiment de liberté, comme si la société, mais surtout notre condition, notre existence s’y révélaient d’une manière plus claire et plus violente », écrit à leur propos Michel Couturier.

C’est pourquoi il isole des phrases dans un récit mythologique, les retravaille et, comme les sous-titres d’un film, il les pose sur les images, comme un contrepoint. Ce sont aussi des outils, des armes pour conjurer le malaise et aborder ces lieux.

Il y a plus de feux que d’étoiles, viendrait s’exclamer le navigateur sans boussole devant les lueurs de nos villes le privant des constellations, pour le jeter sur les récifs.

Michel Couturier (1957) a vécu à Liège et à Lille. Il est actuellement basé à Bruxelles. Son travail utilise la photographie, la vidéo et le dessin en relation avec la sculpture, l'architecture et l'espace public. Depuis 2001, il traite des questions concernant la ville et ses périphéries, souvent en relation à la mythologie et à ses survivances dans le paysage contemporain.

Il a exposé à Bruxelles, Gand, Anvers, Lille, Roubaix, Tourcoing, Marseille, Paris, Genève, Montréal, Rotterdam, Berlin et Valencia. Il a des œuvres dans plusieurs collections publiques dont celles de la BNF, du Stedelijk Museum, de la Fédération Wallonie-Bruxelles, de la Province de Hainaut.

 

In/Out, Rencontre entre architecture et photographie

Maud Faivre, Pierre Liébaert, Zoé Van der Haegen, et Rino Noviello

 

Témoignant d’une ville en mutation, l’architecture est au cœur de Mons 2015, elle en sera l’une des traces les plus pérennes. Depuis 2012, Maud Faivre, Pierre Liébaert, Zoé Van der Haegen, photographes, et Rino Noviello, vidéaste, coordonnés par l’architecte Marc Mawet, parcourent les chantiers pour rendre compte des mutations urbanistiques, paysagères et architecturales de la cité montoise.

In/Out offre un regard sur la dimension artistique de leur travail à travers une sélection d’images qui, libérées de leurs références aux chantiers suivis, s’associent et s’interpellent pour revendiquer une narration forte, autonome et commune.

À ce sujet, Marc Mawet, commissaire de l'exposition, précise: « Plutôt que de sélectionner les images par chantier ou d'accrocher celles-ci par artiste, l'option scénographique fait le choix de la composition de séries où les sujets et les auteurs se mélangent. La "mise en retrait" ne signifie pas l'effacement mais manifeste au contraire l'engagement. »

Maud Faivre (Saint-Claude, France, 1986) vit et travaille à Bruxelles. Elle est diplômée de l'école La Martinière-Diderot de Lyon en arts appliqués, spécialisation design textile, ainsi que de l'Ecole Supérieure des Arts Le 75 de Bruxelles où elle a étudié la photographie. Elle est membre du collectif de photographes La Grotte. Pierre Liébaert est né en 1990 à Mons. Il sort diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Le 75 de Bruxelles en photographie, en 2011. Il vit et travaille à Bruxelles. Née en 1977 à Cambridge (G.B.), Zoé van der Haegen vit et travaille à Bruxelles.

Elle obtient une licence en Sciences Politiques à l’Université Libre de Bruxelles et travaille ensuite dans le secteur social bruxellois. En 2011, elle obtient un master en photographie à La Cambre (Ecole Nationale Supérieure des Arts Visuels) à Bruxelles. Depuis, ces trois photographes poursuivent un travail artistique personnel et participent à diverses missions photographiques. Leur travail est régulièrement exposé dans différentes villes de Belgique et à l'étranger.

Photographe professionnel depuis 2001 et fondateur de l’agence Picturimage, Rino Noviello se partage entre projets artistiques et réalisation de commandes (portraits, architecture, reportages et studio). Placer la poésie, le mystère et l'engagement au cœur de son travail, militer pour un art vivant et libre, explorer la diversité du regard et des sujets sont au cœur de ses préoccupations. Il anime régulièrement des formations permettant à l’art de rencontrer la technologie et la culture et réalise des documentaires en exploitant au maximum les fonctionnalités vidéo des appareils photographiques.

www.noviello.be

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