- Gîtes de Wallonie
Par Christian Sonon
Un gîte cocon dans la Boucle de l’Ourthe
« C’est avant tout un lieu de détente sis dans un lieu magique, en pleine nature. Le chalet est chargé d’ondes positives. La précédente propriétaire, une homéopathe réputée, y organisait des séances de méditation. Il dégage une belle énergie ! Les clients me le confirment fréquemment. »
Les clients ? Depuis qu’elle a ouvert son gîte à Esneux, dans la boucle de l’Ourthe – c’était en août 2012 –, Virginie Gorremans a vu défiler des touristes venus des Etats-Unis, de France, d’Espagne, de Finlande et d’un peu partout en Wallonie. La plupart du temps pour un week-end, souvent pour une semaine complète, parfois pour un ou deux mois. Des randonneurs amoureux de la nature, des pêcheurs acharnés ou, plus simplement, des gens venus pour trouver le calme ou l’inspiration. Comme ce musicien qui a loué le chalet le temps de composer un nouveau CD ou cette dame qui y a trouvé un climat propice à l’écriture d’un livre. « J’ai même reçu la visite de Français qui n’ont pas hésité à parcourir 1.000 bornes pour venir observer les oiseaux », s’exclame la propriétaire, elle-même passionnée par la faune et la flore, si riche, il est vrai, dans cette région.
C’est en 1997 que Virginie et son mari décidèrent de s’installer au bord de l’Ourthe, le long d’un petit chemin qui constitue aujourd’hui le début du RAVeL conduisant vers Liège et Maestricht. L’objet de leur convoitise : une maison éclusière construite aux environs de 1850 et pourvue d’un chalet situé au bout d’un pré. Au début du XIXe siècle, en effet, les Hollandais commencèrent à canaliser l’Ourthe afin de faciliter le transport de pierres de la région vers la Meuse et les Pays-Bas. En 1846, un projet belge prit le relais qui prévoyait de faire construire, à certains endroits, des portions de canal et des écluses. Ces embarcations étaient alors tractées par des chevaux via des chemins de halage, mais l’aventure prit fin avec l’arrivée du chemin de fer en 1866. « Ces canaux ont été remblayés les uns après les autres, mais les maisons éclusières ont survécu », explique Virginie, en montrant une bite d’amarrage devant sa maison. « Quant au chalet, je suppose qu’il s’agit d’un baraquement construit au lendemain de la Seconde Guerre mondiale afin d’y abriter des habitants ayant perdu leur toit ».
Après avoir restauré la maison à son goût, le couple se retourna vers le chalet en bois qui, bien que délabré, n’avait rien perdu de son charme. C’est Virginie qui eut l’idée, voici un peu plus de deux ans, de lui redonner une nouvelle vie et de lui rendre sa fonction première de lieu de villégiature. « Nos trois garçons devenant grands, j’ai cherché à anticiper leur départ en me lançant dans une nouvelle activité, explique la propriétaire. Comme j’adore accueillir les gens et partager avec eux le bonheur de vivre dans pareil endroit, j’ai pensé à le transformer en petit gîte pour deux ou quatre personnes. Nous l’avons restauré à l’identique avec le souci d’utiliser des matériaux écologiques : nouvelle structure en bois, bardage en cèdre, isolation en cellulose de papier, plaques écologiques, peinture biologique, double vitrage… Le tout en suivant les conseils de la Fédération des Gîtes de Wallonie et en respectant les normes actuelles, bien sûr. »
Reconnu comme meublé de vacances par le Commissariat général au Tourisme qui lui a accordé le label 3 clés, le gîte s’est enrichi rapidement de l’éco-label international « clé verte ». Et, plus que jamais, il distille des énergies positives, comme en atteste le récent parcours de sa propriétaire. « L’aventure venait à peine de démarrer que mon mari me quitta et que je perdis mon travail, explique Virginie. Le choc fut très dur, mais je devais me reconstruire. Par hasard, j’ai rapidement retrouvé du travail à Battice, au sein de la petite entreprise qui avait si bien isolé mon chalet. Je me suis sentie en totale harmonie avec cette société qui n’emploie que des produits naturels. A un point tel que j’en suis devenue la directrice. Mais je dois jongler avec mon temps pour m’occuper également du gîte car celui-ci se loue très bien. »
Aujourd’hui, « Le bonheur » a donc retrouvé tout naturellement sa place « au bout du pré », entouré de groseilliers, de hêtres, d’ibiscus et d’autres essences indigènes. Et comme il a cette particularité rare de s’accroître lorsqu’on le partage, Virginie vous invite à passer un petit séjour en amoureux à Esneux.
A VOIR, A FAIRE
Le site de la Boucle de l’Ourthe
Les randonnées, le vélo, la pêche, le kayak, la découverte de la région de l’Ourthe-Amblève, la visite de Liège… Quand on lui demande son « coup de cœur » en matière d’activité au départ de son gîte, Virginie a cette réponse qui fuse tout naturellement : « Il faut venir ici pour ne rien faire, profiter de la nature et du calme et se détendre ». Mais elle lance aussi quelques pistes : « La Boucle de l’Ourthe regorge d’endroits merveilleux comme le hameau de Ham, le site fortifié de Beaumont, le château Lavaux, le vallon de Beauregard, la douve de Plainevaux et la Roche aux Faucons, du haut de laquelle on peut admirer toute la région. Ces sites peuvent être découverts à pied ou en vélo, en partie en suivant le RAVel, en partie en VTT dans les bois. Je propose d’ailleurs gratuitement des vélos à mes locataires… »
Rue Devant Rosière 10c
B-4130 Esneux
+32 (0) 495 / 78 53 58
Avec le soutien du Commissariat Général au Tourisme

Informations :
http://www.gitesdewallonie.be
En collaboration avec :